Banniere Blogue V2

Une découverte intéressante: les états d'esprit

Write a comment

Commentaire en bas de page

Dernièrement, j’ai eu la chance de lire un livre extraordinaire qui m’a été suggéré par un mentor que j’adore, Martin Latulippe. Ce livre m’a ouvert les yeux sur quelque chose que je connaissais déjà, mais dont je n’avais pas vraiment conscience, c’est-à-dire les états d’esprit. Avant de lire ce livre, un état d’esprit était pour moi comment je suis au saut du lit : je suis bien, j’ai un bon état d’esprit, alors je peux accomplir des choses dans la joie et la bonne humeur. Tout va bien. Je suis de mauvaise humeur, en colère, mon état d’esprit est mauvais, alors tout va de travers. 

En lisant « Osez réussir », j’ai découvert une toute autre chose. Tout d’abord, j’ai compris ce que sont réellement les états d’esprit et ça n’a rien à voir avec ce que j’ai mentionné plus haut, mais plutôt avec notre mentalité de tous les jours concernant la vie, les apprentissages, les connaissances, le travail, l’amour, les difficultés ou encore l’échec… L’état d’esprit détermine comment nous réagissons face à la réussite, à un problème, à un obstacle, à un échec.

Il existe deux états d’esprit : fixe et de développement.

Pour t’aider à comprendre la différence entre les deux et découvrir avec lequel tu vis, voici une brève description de chacun, incluant quelques exemples.
Il est a noté que le but de cet article est de te présenter les états d’esprit existants et non de faire le procès de l’un ou l’autre de ces états d’esprit.

L’état d’esprit fixe:

Les gens vivant avec un état d’esprit fixe croient qu’ils possèdent une quantité fixe d’intelligence, de capacités physiques et de créativité. Bref, que leurs qualités humaines sont « gravées dans la pierre » et qu'il n'y a rien à faire pour changer cela. Ces personnes, chaque fois qu’elles sont confrontées à une difficulté voire un échec, croient qu’elles sont complètement nulles, idiotes, que leur vie ne vaut rien et qu’elles ne peuvent rien y faire. Pour elles, l’échec est un verdict définitif. Il n’y a aucun changement possible. Elles formuleront des commentaires du genre "Je suis nul, je ne suis pas assez bon, je n’y arriverai jamais..." 

La mentalité fixe amène les gens à focaliser leurs énergies à prouver leurs capacités. Ils doivent à tout prix montrer leur valeur et faire confirmer leur intelligence. Si ces gens sont confrontés à une difficulté ou à un échec, ils en seront irrités et auront une réaction négative voire même destructrice envers eux-mêmes. Ils se diront alors des choses du genre "Je suis un échec total, tout le monde est mieux que moi, je suis merdique..." Alors pour éviter les échecs, ils fuient l’erreur, ils ne la confrontent pas, car pour eux, devoir faire des efforts équivaut à ne pas avoir de talents. Ils préfèrent ne pas faire quelque chose qu’ils ne sont pas certains de réussir afin de conserver l’état de supériorité qu’ils croient avoir.

Si, toutefois, ils n’ont pas le choix de vivre une difficulté ou un échec, pour éviter de se sentir diminués, humiliés ou sans valeur, ils auront tendance à tricher ou à se comparer avec quelqu’un qui a moins bien réussi qu’eux, pour se sentir mieux envers eux-mêmes. Ils croient aussi que c’est le monde qui a besoin de changer et non pas eux, que le monde devrait reconnaitre leurs qualités spéciales et les traiter en conséquence.

Mais, nait-on avec un état d’esprit fixe ?

Non, absolument pas. Selon la chercheure en psychologie du développement à l’Université Stanford, Carol S. Dweck, la mentalité qu’adopte une personne dépend beaucoup des commentaires qu’elle a reçus quand elle était jeune. Si les parents, la famille, les entraineurs ou même les enseignants de ces gens avaient plutôt tendance, dans leurs commentaires, à valoriser leur intelligence, leurs talents, leurs dons, cela a amené les petits qu’ils étaient à croire que s’ils réussissaient, ils étaient forcément intelligents, talentueux et doués. Mais si, au contraire, ils ne réussissaient pas, ils étaient par conséquent dépourvus d’intelligence, de talents ou de dons.

ATTENTION : Comme mentionné plus haut, en écrivant cet article je n’accuse personne. Le but de cet écrit n’est pas de faire le procès de quelqu’un, mais bien de te mettre au courant des états d’esprit. Les adultes qui ont des commentaires amenant à une mentalité fixe ne le font pas sciemment. Ils ont sûrement été, eux aussi, élevés de cette manière. La roue ne fait que continuer de tourner.

L’état d’esprit de développement (ou de croissance):

Contrairement à ceux et celles qui vivent avec un état d’esprit fixe, les gens ayant une mentalité de développement croient que peu importe leur niveau d’intelligence, leurs capacités physiques ou leur créativité actuels, avec des exercices et de l’implication, ils ne peuvent que devenir meilleurs. 

Les difficultés ou les échecs rencontrés sont pour eux une occasion en or de s’améliorer et de se développer. Pour eux, l’échec n’est pas définitif, mais plutôt un moment dans leur vie qui sert à observer leurs progrès et ce qu’ils doivent faire pour continuer de progresser. Quand ils font face à une difficulté ou à un échec, ils se disent "Je dois travailler plus fort lors du prochain examen, je pensais faire mieux que ça, alors la prochaine fois j’utiliserai d’autres stratégies, je sais que je peux faire mieux…". Ils sont irrités par la situation bien évidemment, mais ils ont une réaction positive face à celle-ci et face à eux-mêmes.

Ceux et celles qui vivent avec une mentalité de croissance utilisent leurs énergies pour apprendre à développer leurs capacités. Ils pensent que s’ils changent leurs façons de faire, ils peuvent s’améliorer. Ils utilisent leurs erreurs pour se corriger. Pour eux, faire des efforts c’est synonyme d’augmentation du progrès et de la réussite.

Comme nous ne naissons pas avec un état d’esprit fixe, nous ne naissons pas non plus avec la mentalité de développement. Toujours selon Carol S. Dweck, les commentaires reçus, dans leur jeunesse, de la part de leur entourage, par ceux et celles vivant avec un état d’esprit de développement, étaient plus axés sur les efforts, les stratégies utilisées et l’implication dans leur réussite. Ces commentaires encourageaient ainsi le développement d’une mentalité de croissance.

Est-il possible de changer un état d’esprit ?

En fait oui ! Encore faut-il vouloir changer de mentalité. Les gens vivant avec un état d’esprit fixe ne sont pas forcément malheureux. Certains sont bien comme ça et ne désirent pas de changement dans leur vie. Par contre, si en lisant ce texte, tu penses que tu as un état d’esprit fixe et que tu souhaites changer de mentalité, tu dois savoir ce que cela implique.

Tout d’abord, ce n’est pas nécessairement facile à faire, car cela va te demander de faire des efforts, de mettre du temps dans la pratique du changement de mentalité. Tu devras faire preuve de persévérance et accepter d’affronter toutes les choses qui t’ont semblées menaçantes depuis longtemps : les difficultés, les revers, les défis, les critiques…

Mais, il y a certaines choses qui pourront t’aider. Par exemple, à la fin de la journée tu peux prendre quelques instants pour t’interroger sur les nouvelles compétences que tu as développées durant celle-ci, sur les stratégies que tu as utilisées et qui t’ont permis de bien faire quelque chose, sur les nouvelles connaissances que tu as acquises. Tu peux aussi demander du « feedback » sur ce que tu as fait et analyser ce que tu reçois comme information, non pas pour te dévaloriser, mais bien pour t’améliorer la prochaine fois. Tu peux aussi faire un plan de ce que tu désires apprendre ou faire. Faire un plan aide à mettre en place ce dont tu as besoin pour réussir, à planifier les compétences nécessaires et amène la persévérance. Donc, planifie où, quand, comment tu vas faire ce que tu désires. Tu dois aussi commencer à voir les autres non pas comme des adversaires, mais plutôt comme des gens qui peuvent t’aider.

Tu dois prendre conscience que ton cerveau se comporte comme un muscle. De la même façon qu’un muscle qu’on entraine se développe, ton cerveau peut se renforcer et se modifier quand tu l’utilises. Quand tu acceptes de faire et/ou d’apprendre de nouvelles choses, tu aides ton cerveau à faire d’autres connexions entre ses neurones et à les renforcer. Quand tu pratiques une nouvelle chose, même si c'est difficile, tu multiplies les connexions dans ton cerveau, donc tu l’améliores. Tu développes ton intelligence, tes capacités, ta créativité. Il ne faut pas craindre de demander de l’aide, d’arrêter tes entraineurs ou tes professeurs pendant les explications pour demander un renseignement ou tout simplement dire que tu ne comprends pas quelque chose. C'est beaucoup mieux que de te sentir impuissant ou incapable. Cela prendra un certain temps avant de te sentir à l’aise et il arrivera sûrement des moments où tu te sentiras à nouveau impuissant, car tes anciennes croyances referont peut-être surface. Mais tu dois garder en tête que même si tu as des difficultés, même si tu dois demander de l’aide, tu es toujours une personne avec beaucoup de valeur !

Geneviève

 

N.B : Si tu désires plus de renseignements sur ce sujet, voici les informations nécessaires sur le livre qui m’a inspiré cet article :

OSEZ RÉUSSIR ! -Changer d’état d’esprit- par Carol S. Dweck, Éditions Mardaga, 2017.

 

Dis quelque chose ici ...
Annuler
symboles restants.
Vous arrivez ? ( Vous devez vous inscrire )
Ou poster en tant que visiteur
Chargement du commentaire ... Le commentaire sera actualise apres 00:00.

Soyez le premier pour commenter.

Infolette inscription V9

je minscris v7 

En poursuivant votre navigation sur notre site vous acceptez l’utilisation de cookies afin de vous proposer les meilleurs services possibles En savoir plus sur les cookies